Infections gynécologiques et infections sexuellement transmissibles (IST)
Mis à jour le 01/10/2026 · 1 min de lecture
Pertes inhabituelles, brûlures, démangeaisons, douleurs pendant les rapports : les infections gynécologiques sont fréquentes et se traitent bien lorsqu'elles sont identifiées. Certaines sont des infections sexuellement transmissibles (IST) qui peuvent rester silencieuses, d'où l'intérêt du dépistage.
Les infections les plus fréquentes
- Mycose vaginale (candidose) : démangeaisons et pertes blanches épaisses, parfois récidivantes.
- Vaginose bactérienne : pertes malodorantes.
- Trichomonase et cervicite.
- Infections sexuellement transmissibles : chlamydia, gonocoque, herpès génital, syphilis.
- HPV et condylomes (verrues génitales).
- Infection génitale haute (salpingite), plus rare mais à ne pas laisser évoluer.
- Cystites récidivantes.
Quels signes doivent faire consulter ?
Des pertes différentes de d'habitude (couleur, odeur, abondance), des démangeaisons ou des brûlures, des douleurs pendant les rapports ou en urinant, des saignements après les rapports, des douleurs du bas-ventre, de la fièvre, des boutons ou ulcérations génitales.
De nombreuses IST ne donnent aucun signe : un dépistage est conseillé après un rapport à risque ou en cas de changement de partenaire.
Diagnostic et traitement
L'interrogatoire, l'examen clinique et des prélèvements (vaginal, urinaire, sanguin selon les cas) permettent d'identifier le germe et de choisir le traitement adapté (antifongique, antibiotique, antiviral). Le partenaire doit souvent être traité en même temps pour éviter les récidives. L'automédication répétée est à éviter : elle peut masquer ou aggraver le problème.
Prévention
- Préservatif lors des rapports avec un nouveau partenaire ou en cas de doute.
- Vaccination contre le HPV.
- Dépistage régulier et frottis, selon l'âge.
- Éviter les douches vaginales et les produits irritants.
Questions fréquentes
Une mycose est-elle une IST ?
En général non : c'est un déséquilibre de la flore vaginale, favorisé par exemple par les antibiotiques, le diabète ou la grossesse. Le médecin précise si le partenaire doit être traité.
Faut-il dépister les IST même sans symptôme ?
Oui, après un rapport à risque ou un changement de partenaire, car certaines infections ne donnent aucun signe et peuvent entraîner des complications.
Le partenaire doit-il être traité ?
Pour de nombreuses IST, oui. Le médecin vous indique la conduite à tenir selon l'infection.
Contenu rédigé pour le cabinet du Dr Jawad Kamoune, gynécologue-obstétricien à Témara. Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation.
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